Turandot ou le Triomphe de l'Amour

TURANDOT, C'EST QUOI ? Turandot est un opéra écrit par Giacomo Puccini en 1924 et qui est composé de 3 actes et de 5 tableaux. La particularité de cet opéra est qu'il est inachevé, c'est à dire que Puccini est mort avant de terminer l'écriture, qui fut complétée par Franco Alfano. Cet opéra est un un opéra romantique sur une princesse sanguinaire et un prince sans nom.

MAIS TURANDOT, CA PARLE DE QUOI ?

UN MANDARIN : Peuple de Pékin ! Voici la loi. Turandot, la pure, sera l’épouse De celui – pourvu qu’il soit de sang royal – Qui résoudra les trois énigmes Qu’elle lui proposera. Mais celui qui, ayant affronté le combat, Y sera vaincu, Verra tomber sa tête fière Sous la hache du bourreau.

Turandot est une princesse chinoise, fille de l'empereur Talum, qui déteste les hommes (mais vraiment beaucoup) suite au viol d'une ancienne tante par un roi conquérant. Elle les déteste tellement qu'elle met en place une loi pour lui éviter de se marier qui consiste en un défi proposé aux prétendants, qui doivent obligatoirement être de sang royal. Si ils veulent se marier avec la belle Turandot ils doivent répondre à trois énigmes, en cas d'erreur ils se font décapiter (pour éviter toute récidive).

L'opéra commence sur le peuple qui demande à la lune de se lever plus tôt pour pouvoir voir le sacrifice du Prince Perse, le dernier perdant en date (un bon royaume de sanguinaires). Dans cette foule se trouve Timur, roi en exil, et sa servante Liù. Il y a également Calaf, le fils de Timur, que celui ci recherche depuis longtemps. Ils se retrouvent enfin, mais à cet instant Turandot apparaît et Calaf en tombe instantanément amoureux (tu sens la suite de l'histoire arriver ?) au grand dam de Liù et de Calaf, d'une part parce que la jeune femme est amoureuse du prince depuis qu'il lui a sourit dans un couloir, et d'autre part parce que le roi vient tout juste de retrouver son fils et n'a pas tellement envie qu'il se fasse décapiter. Mais Calaf n'en fait qu'à sa tête et malgré les avis de son père, de Liù et de trois ministres Ping, Pong et Pang il sonne les trois coups du gong qui le proclament ainsi comme le suivant prétendant. Le tournant de l'histoire se joue lorsque Calaf doit répondre aux énigmes qui sont respectivement :

« Dans la nuit sombre

Vole un fantôme iridescent.

Il s’élève et ouvre les ailes

Sur l’humanité noire, infinie ;

Chacun l’invoque

Et chacun l’implore !

Mais le fantôme disparaît avec l’aurore

Pour renaître au cœur !

Et chaque nuit il naît,

Et chaque jour il meurt ! »


« Il jaillit comme la flamme

Et n’est pas flamme !

Parfois il est délire !

Il est fièvre par l’élan et l’ardeur !

L’inertie le change en langueur !

Si tu te perds ou meurs

Il se refroidit !

Si tu rêves de conquête, il brûle !

Il a une voix que tu écoutes éperdu

Et du couchant l’ardente lueur. »


« Gel qui te brûle

Et à ton feu gèle encore plus !

Immaculée et sombre !

En te voulant plus libre

Il te rend plus esclave !

S’il t’accepte pour esclave

Il te fait roi !»

(je ne te donne pas les réponses, je te laisse faire marcher tes méninges)


Tu te doutes bien que le prince résout les trois énigmes, et que Turandot, horrifiée, ne sait plus quoi faire. Elle se retrouve à devoir supplier son père pour qu'il l'aide en changeant la loi (JOKE'S ON YOU TURANDOT!) mais il refuse, parce que c'est de sa propre faute si elle est dans le pétrin maintenant. Elle cherche alors à dissuader Calaf de l'épouser, en lui disant que si il l'épouse telle qu'elle est maintenant, elle ne l'aimera jamais, et qu'il n'y a rien de pire que d'épouser une femme qui vous hait et vous exècre pendant que vous l'aimez. Calaf le sait, et lui propose une dernière épreuve : si elle réussit à découvrir son nom (elle ne le connaît pas) avant l'aube, elle ne l'épousera pas et lui sera décapité. Mais si elle ne le découvre pas, elle devra l'épouser. Calaf, par ce stratagème cherche à faire tomber la princesse amoureuse de lui, pour qu'elle lui revienne « pleine d'amour ». Turandot fait donc déclarer que quiconque a des informations sur le nom devra les donner, car si elle n'a pas trouvé son nom à l'aube, elle fera décapiter tout son peuple ! Les villageois, cherchant à éviter ce massacre (et on les comprend) vont chercher à convaincre Timur, Liù et Calaf lui-même de révéler le nom du prince. Calaf refuse, et les villageois dénoncent Timur. Les gardes le prennent, mais Liù le protège en affirmant qu'elle est la seule à connaître le nom du prince, mais avant de le révéler, dans un dernier élan d'amour, elle se donne la mort et emporte le nom du prince avec elle.

Hélas, l'aube arrive, et Turandot va voir Calaf pour lui faire cracher le morceau. Elle lui "avoue" être tombée amoureuse de lui dès le premier instant où elle l'a vu, et ils s'embrassent. Calaf lui révèle enfin son nom et Turandot, toute fière, lui annonce qu'elle a gagné et qu'il va mourir. L'empereur réunit le peuple pour la dernière énigme (tu sens le suspens?). Turandot affirme qu'elle connaît le nom du prince, qui est « Amour » !

Et voilà, la morale de cette histoire c'est que l'Amour triomphe toujours (mais que si tu es une servante, tu risques pas de te marier)(cc Liù on pense à toi).

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